« Les industriels du médicament doivent cesser d’évaluer eux-mêmes leurs produits »

Par Bruno Falissard, pédopsychiatre et épidémiologiste Pour évaluer un médicament, il arrive que l’on dépense en une seule étude plus de 100 millions d’euros. Avec une telle débauche de moyens, on devrait tout savoir ou presque : effets indésirables, probabilité de guérison, etc. A l’évidence, ce n’est pas le cas et le scandale de la Dépakine donnée aux femmes enceintes en est une nouvelle preuve. Pourquoi cela ? Parce que la question de l’évaluation des médicaments est redoutable,lunette de soleil marc jacob 2016, bien plus qu’on ne pourrait l’imaginer. Prenez l’exemple de l’efficacité d’un antidiabétique. Le diabète,persol homme, c’est trop de sucre dans le sang. Donc plus un médicament fait baisser ce taux de sucre, plus il est efficace pour soigner le diabète. Logique,adidas yeezy 350 boost, non ? Oui mais, si le sucre baisse trop, le patient risque de faire des malaises… Et puis le vrai problème du diabète, ce sont les complications à long terme : infarctus, cécité, insuffisance rénale, etc. Voilà donc les critères d’efficacité que l’on devrait évaluer. Mais pour cela il faudrait encore plus d’argent. Il faudrait attendre de longues années. La licence du médicament deviendrait alors obsolète, et aucune firme ne se lancerait dans une telle entreprise… L’absence d’efficacité n’a jamais fait scandale Venons-en aux effets indésirables. Ce sont eux, bien plus que l’absence d’efficacité, qui ont depuis toujours obsédé les autorités de santé. En effet, dans ce domaine, les scandales ont toujours concerné les premiers et jamais la seconde. Voilà qui est peut-être à méditer. Premier problème méthodologique : on sait les bénéfices que l’on attend d’un médicament (soulager des symptômes, guérir une maladie), on ne sait pas si souvent deviner par avance les problèmes qu’il va poser (c’est typiquement le cas de la Dépakine). Or il est bien plus aisé de trouver ce que l’on cherche que de trouver ce que l’on ignore et que l’on craint de découvrir. Par ailleurs, les études cliniques…

Advertisements